Les figures de style pour préparer son bac français langue étrangère – B1 et +


Beaucoup de nos étudiants FLE de 15 à 18 ans choisissent ou sont obligés de prendre le français comme matière pour leur examen de fin d’année.

Pour certains d’entre eux la littérature et les figures de style sont au programme.

 

Voici donc un petit classement des figures de style les plus classiques et les plus utilisées, accompagné de son exercice d’application.

 

Les Figures de Style

I. Sonorités

Les mots sont des lettres, mais aussi des sons. Sons qui peuvent engendrer des quiproquos, des confusions, des mélodies, …

1. L’allitération

Il s’agit de la répétition d’un même son « consonne ».
L’allitération la plus connue en France est celle de Jean Racine dans Andromaque acte V, scène 5.

« Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? »

 

2. L’assonance

Il s’agit de la répétition d’un même son « voyelle ».
Apollinaire écrit dans le poème « Zone » du recueil Alcool :

« C’est l’arbre toujours touffu de toutes les prières »

 

3. L’onomatopée

Il s’agit d’un mot imitant le son d’un objet ou d’un animal, comme par exemple Clac ! représentant le claquement d’une porte.

L’allitération, l’assonance et l’onomatopée permettent donc d’imiter ou de suggérer une chose par le son.

 

4. L’homonymie

Plusieurs mots de mêmes orthographes ou non ayant la même prononciation, comme par exemple : vert, verre, ver, vers, vair

 

5. L’homophonie

La même prononciation se retrouve encore ici, plus seulement sur un mot, mais sur deux. Comme dans le poème de « L’Albatros » de Charles Beaudelaire extrait du recueil Les Fleurs du Mal.

« Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule !
Lui, naguère si beau, qu’il est comique et laid ! »

 

II. Analogies

Un élément est associé à un autre élément parce qu’ils ont un ou plusieurs traits communs.

Ces figures permettent d’expliquer, d’expliciter une idée. Elles permettent aussi de transmettre plus facilement des émotions aux lecteurs.

 

1. La comparaison

Il s’agit de comparer deux éléments à l’aide d’un mot outil tel que comme, semblable à, ressembler à, aussi que, ainsi que, … qui sert à marquer la comparaison.

Exemple : Il a des cheveux blonds comme les blés.

 

2. La métaphore

Contrairement à la comparaison, on compare deux éléments sans mot outil. La comparaison peut-être plus difficile à repérer et est un peu laissé à l’interprétation du lecteur.

« Sur ses cheveux, je vois un peu de neige, mais dans son cœur ne vient jamais l’hiver. »

M. Jourdan et M. Brant, Elle a gardé ses yeux d’enfant.

 

3. L’allégorie

Il s’agit d’une représentation indirecte d’une chose très souvent abstraite par une autre chose très souvent concrète. Cette chose peut alors devenir le symbole de ce qu’elle représente.

Par exemple dans le tableau d’Eugène Delacroix, La Liberté guidant le peuple, l’idée abstraite de la liberté est concrétisée par une femme levant le bras en tenant un drapeau français.fle - les figures de style - agir en français

 

4. La personnification

Un objet ou une idée s’humanise.

« Avec quelle rigueur, Destin, tu me poursuis. » J. Racine, Phèdre.

 

III. Substitutions

Un élément est remplacé par un autre.

Ces figures peuvent donner une vision déformée, étrange de la réalité ou créer de l’attente, du mystère, …

 

1. La synonymie

Utilisation de plusieurs termes qui peuvent se substituer l’un à l’autre. Ainsi l’utilisation d’habiter, de demeurer ou de crécher dans un texte peut donner des indications sur le milieu social des personnages puisque ces synonymes relèvent de registres de langue différents.

 

2. La périphrase

Il s’agit de remplacer un mot par une expression nominale qui le définit.

Exemple : Le roi de la pop (= Mickael Jackson)

 

3. La métonymie

Consiste à remplacer un mot par un autre mot proche et ayant un lien logique avec le premier.

Exemple courant : Boire un verre. On remplace ici le contenant par le contenu.

 

4. La synecdoque

Très proche de la métonymie, elle consiste à remplacer la partie pour le tout, le tout pour la partie, la matière pour l’objet, …

Exemple : Son vélo a crevé. Il s’agit en fait ici du pneu du vélo.

 

IV. Amplification

 

1. L’hyperbole

Il s’agit d’une exagération, d’une emphase.

Exemple : Mon fils est le plus grand génie de tous les temps.

 

2. L’énumération

Consiste à lister ou plutôt juxtaposer des éléments appartenant à un même ensemble.

« Les trompettes, les fifres, les hautbois, les tambours, les canons une harmonie telle qu’il n’y en eut jamais en enfer. »
Voltaire, Candide.

 

3. La gradation

Consiste en une énumération de termes dont l’intensité grandit.

« Je me meurs, je suis mort, je suis enterré »  Molière, L’Avare.

 

4. L’accumulation

Il s’agit d’énoncer une série de mots de même catégorie grammaticale.

« Cela tintait, grinçait, cognait, cela grondait, haletait, soufflait et stridait et hoquetait, et trépidait, à croire que les murs de la grange allaient se fendre et s’écrouler. »
M. Genevoix.

5. L’anaphore

Reprise d’un terme ou groupe de mots en début de chaque phrase, vers.

« Dans le brouillard s’en vont un paysan cagneux
Et son bœuf
Dans le brouillard s’en vont deux silhouettes grises »
Apollinaire, Alcools, « Automne »

Ces figures permettent de mettre en valeur une idée, d’attirer l’attention et de marquer le lecteur, mais aussi d’ironiser.

 

V. Atténuation

 

1. La litote

Consiste à dire le moins pour suggérer le plus.

« Va, je ne te hais point » Corneille, Le Cid.

 

2. L’euphémisme

Permet d’atténuer un sentiment, une idée qui nous est pénible.

Exemple : Il est parti. (= il est mort)

 

VI. Opposition

 

1. L’antithèse

Opposer deux idées en en présentant une afin de mettre l’autre en relief.

« À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire » P. Corneille, Le Cid.

 

2. L’antiphrase

Dire le contraire de ce que l’on pense.

Exemple : Quel bonheur ! Un 6/20 c’est merveilleux !

 

3. L’oxymore

Écrire côte à côte deux mots de sens opposé.

« […] de grandes vaches se déplaçaient avec lenteur dans un silencieux tintement de clochettes. »
Alain Robbe-Grillet, Le Miroir qui revient.

 

4. Le chiasme

Inverser en miroir des groupes de mots de même nature syntaxique.

« Un roi chantait en bas, en haut mourait un dieu ».
V. Hugo, La Légende des siècles, « Booz endormi »

 

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